Paranormal et société

Le cas Pantel

Commençons par planter le décor.Retour ligne automatique
Que s’est-il précisément passé lors de notre rencontre avec Jean-Claude Pantel ?Retour ligne automatique
Le texte suivant vous l’expliquera avec suffisamment de détails pour que vous puissiez en avoir une idée précise.Le « cas Pantel » constitue un fait susceptible, à terme, de révolutionner, non seulement la transcommunication, mais l’étude du paranormal dans son ensemble.Retour ligne automatique
Cela mérite que nous lui consacrions un important dossier.

Tout a commencé par une lettre de Bernard Bidault. Ce dernier me proposait d’étudier un manuscrit consacré aux Ovnis en vue d’une éventuelle publication et me parlait d’un personnage aux pouvoirs fantastiques nommé Jean-Claude Pantel.Retour ligne automatique
La description que m’en faisait Bernard avait de quoi attiser mon scepticisme naturel : Pantel traverse les murs, matérialise des objets, fait des voyages spatio-temporels… C’est beaucoup pour un seul homme, pensais-je, mais allez savoir… En ne me penchant pas, ne serait-ce que sommairement, sur le phénomène, je risquais de passer à côté DU cas du siècle. C’aurait été plutôt rageant. Et puis n’ai-je pas fait, dans le passé, des kilomètres pour voir des images paranormales qui n’en étaient pas… des mages bidons, mais aussi des gens de cœur qui pratiquent la transcommunication pour aider les autres ?Retour ligne automatique
Il était de mon devoir d’en savoir plus.Retour ligne automatique
Le manuscrit de Bernard Bidault était intéressant et pouvait faire un bon livre de librairie (ce qu’il est devenu depuis). Bernard habite Pessac et le hasard, qui fait toujours bien les choses, devant me faire passer par le Bordelais, j’en profitai pour rendre visite à cet ancien magistrat reconverti dans l’étude des objets volants non identifiés.

En quittant Bernard Bidault, ma curiosité était à son maximum. Ce qu’il venait de me dire de Pantel dépassait l’imagination. L’homme avec qui je venais de m’entretenir avait l’air sensé. Il m’avait montré des objets qui s’étaient matérialisés chez lui au cours d’une visite de Pantel, m’avait montré d’énormes volets qui se sont dégondés comme par magie, la porte fenêtre à travers laquelle Pantel était passé, sans l’ouvrir bien sûr, il m’avait même confié un CD rom sur lequel, pendant d’interminables minutes, Pantel s’entretient avec des créatures invisibles. J’avais également une cassette vidéo réalisée il y a une quinzaine d’année par Jimmy Guieu et qui traitait du cas Pantel.Retour ligne automatique
De retour à la maison, j’appelai un grand nombre de relations avec toujours la même question : Connaissez-vous Pantel ? La réponse était unanimement négative. Certains mêmes m’incitaient la prudence étant donné la présence de Guieu – l’homme des « petits gris » – dans les parages de Pantel. Mais je ne suis pas formaliste. La cassette vidéo était du reste fort bien faite et présentait des faits, et des témoignages établis. Tout cela corroborait ce que Bernard Bidault m’avait dit.Retour ligne automatique
Restait à rencontrer le personnage, ce que je fis entre le 5 et le 9 mai dernier.

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Jean-Claude Pantel

Depuis des années que je me passionne pour le paranormal, j’ai rarement eu l’occasion de le côtoyer de manière spectaculaire.Retour ligne automatique
J’ai certes obtenu des voix sur bande magnétique, j’ai fréquenté des expérimentateurs chevronnés, participé à des expériences de spiritisme où j’ai vu des proches assis sur une chaise qui bougeait – sur plusieurs mètres – comme mue par des mains invisibles. Mais au fond, ma quête est restée, jusqu’en mai dernier, assez maigre.Retour ligne automatique
En traversant la France pour rencontrer J. C. Pantel, j’espérais que quelque chose se produirait. Dame, je faisais le déplacement pour cela ! Mais je savais aussi, au fond de moi, que l’important ne réside pas dans des manifestations paranormales.

L’important, chez Pantel, ce ne sont pas les manifestations physiques, ce sont les messages. Mais, et là réside l’un des aspects fondamentaux du problème : que seraient les messages s’ils n’étaient pas sous-tendus par les phénomènes ? Pantel lui-même n’a reçu les messages que des années après avoir subi – c’est le mot qui convient – des phénomènes en apparence incompréhensibles.Retour ligne automatique
Commençons donc par la base et étudions les phénomènes, laissant pour le moment les messages pour les Parasciences à venir.Retour ligne automatique
Je vais vous narrer ce que moi-même et ceux qui m’accompagnaient ont vu, après quoi, sous forme d’interview, je laisserai la parole à Jean-Claude pour qu’il nous fasse la genèse de son aventure.

Il suffit de regarder une photographie représentant Jean-Claude Pantel pour se rendre compte que l’on a affaire à un homme simple et effacé. Grand sportif, il court énormément, Jean-Claude mène une vie simple dans un village du sud-est de la France en compagnie de Virginie, sa compagne.Retour ligne automatique
Je l’ai rencontré le 5 mai dernier avec Bernard Bidault qui était accompagné d’un monsieur qui tient une place importante dans ce récit : Michel Carmassi, un physicien dont vous pourrez lire les conclusions plus avant. Ma première question fut pour lui. Que pense un physicien, a priori, d’un personnage comme Jean-Claude Pantel ?

En fait, Michel Carmassi était dans la même situation que moi. Il avait entendu parler de Pantel par son ami Bidault. Comme il fait confiance à ami et qu’un autre physicien de ses connaissances avait assisté, quelques mois plus tôt, à des phénomènes extraordinaires, il avait décidé de venir constater par lui-même. Son attitude de départ tient dans la réponse qu’il fit à ma question : « Je suis ici parce que je fais confiance à Bernard. J’ai donc tendance à le croire. Sinon… j’aurais l’impression de venir chez les fous… »

La première soirée avec les Pantel débuta par les présentations d’usage.

Le lendemain fut consacré à étudier et commenter une infime partie des messages que Jean-Claude reçoit depuis maintenant trente ans !

Des entités immatérielles différentes interviennent ponctuellement dans son quotidien et lui délivrent, par un phénomène de voix directes, tout un enseignement à teneur religieuse, scientifique et philosophique.Retour ligne automatique
Leurs voix sont différentes, parfaitement nettes et identifiables. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Ces voix sont enregistrées, après quoi les textes sont retranscrits au propre par Jean-Claude ou des amis.

Les premiers phénomènes

Bernard Bidault est un grand fumeur devant l’éternel. Apparemment, ceux de l’Au-delà militent contre le tabac. Nous étions à table, discutant autour d’un plat, quand Jean-Claude apostropha Bernard : « Ta pipe vient de sortir de la poche de ta chemise… elle s’est évanouie ! »Retour ligne automatique
Bernard se pencha alors vers nous en disant : « Il n’a pas pu la voir : je l’ai laissée dehors, sur une table… »

Quand nous allâmes la récupérer, la pipe avait disparu. Elle ne pouvait que revenir, mais quand, et comment ?

Le mercredi, rendez-vous avait été pris dans les gorges du Verdon pour visiter un ami de Jean-Claude et de Bernard Bidault : Paul Amoros, qui gère une meunerie en pleine montagne.Retour ligne automatique
Ce fut l’occasion de rencontrer différents chercheurs en paranormal, parmi lesquels, Pierre Beack, bien connu pour les observations d’Ovnis qu’il fait régulièrement au col de Vence, près de Nice.Retour ligne automatique
À un moment, je suis venu m’entretenir avec Jean-Claude et sa compagne qui étaient assis en bout de table. J’étais accroupi et nous conversions, quand un bruit cristallin se fit entendre… c’était une ampoule électrique qui venait de se matérialiser et qui rebondissait sur le sol sans se briser… Bien sûr, je songeai à la fraude, comme tout un chacun l’aurait fait à ma place. J’avais quand même du mal à m’imaginer un habile prestidigitateur lâchant une ampoule électrique (voir photo) sur le sol. La logique voulait qu’elle se soit brisée en tombant.Retour ligne automatique
Mais ce n’était rien par rapport à ce qui allait se passer le lendemain.

Les événements du 8 mai

Pour un jour de paix, ce fut un jour plutôt agité !Retour ligne automatique
Nous devions passer la journée chez Jean-Claude. Lorsque nous arrivâmes pour le repas du midi, celui-ci nous informa qu’il avait reçu un message annonçant que la fameuse pipe allait revenir dans un bloc de glace.Retour ligne automatique
Michel Carmassi avait sa caméra prête à l’action. Mon appareil photo était à portée de main. Allait-il enfin se passer quelque chose ? Nous étions comme des enfants, nerveux, impatients que la séance commence.Retour ligne automatique
Il faisait beau et nous mangions dehors. J’étais en bout de table. Vers 14 heures trente, je me levai et tournai le dos à l’assistance pour jeter quelques miettes aux oiseaux du voisinage. Il y avait un arbre juste derrière moi et, au moment où je jetais les miettes, j’entendis un bruit à travers les feuillages suivi d’un choc sourd à moins d’un mètre de moi. Je soulevai les branches… et trouvai un bloc de glace compact, brisé, avec, à l’intérieur, un morceau de plastique noir ressemblant à l’embout d’une pipe.

À ce moment, la compagne de Jean-Claude était dans la maison qu’elle faisait visiter. Il n’y avait à table que Jean-Claude, Michel, le physicien, Bernard et son épouse. Tout le monde observant tout le monde, il était impossible qu’un membre de l’assistance ait jeté le bloc en l’air. Et puis la glace n’était absolument pas suintante d’eau. Elle était dure et fraîche, c’est le cas de le dire.

Les morceaux…

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Avec Michel, nous entreprîmes, en soulevant les buissons, de retrouver les autres morceaux. Les photographies montrent ceux que nous avons récupérés. Le bloc avait éclaté comme s’il était tombé sur un sol en béton et d’une altitude assez élevée. En fait il était tombé sur une pelouse et d’une hauteur que j’estime à deux mètres. le bruit de la chute a provoqué un bruissement dans les feuillages mais m’a semblé ne pas venir de très haut.Retour ligne automatique
Michel filmait, je photographiais.Des appels paranormauxRetour ligne automatique
Soudain, le téléphone mobile de Bernard Bidault se mit à sonner. Il prit la communication… rien. Il passa l’appareil à Jean-Claude Pantel qui se mit à converser avec un interlocuteur inconnu. C’est ainsi que nous apprîmes qu’à quinze heures précises, un tigre allait faire son apparition au beau milieu de nous !Retour ligne automatique
Ca peut être un vrai, nous dit Jean-Claude, mais ça peut aussi être un tigre en plastique qui se matérialise.Retour ligne automatique
J’optai pour la seconde solution…Retour ligne automatique
doc13|right>Mais au fait, ce coup de fil… qui parlait ?Retour ligne automatique
Jean-Claude nous expliqua alors que les voix étaient celles d’amis à lui mais qu’il s’agissait d’entités qui imitaient leur timbre… Il a même parfois du mal à savoir s’il a affaire à l’ami réel ou à son « clone astral ».Retour ligne automatique
Là encore, des explications plus précises vous seront données dans les prochains Parasciences.Retour ligne automatique
À quinze heures précises, un téléphone indiquant l’heure était posé devant moi, la grille des Pantel s’ouvrit et nous vîmes arriver, non un tigre – ouf ! – mais une jeune femme qui apportait un journal à Jean-Claude. C’était un numéro de l’hebdomadaire Marianne avec mon idole, George Bush, en couverture. À part ce faucon, il n’y avait ni tigre, ni animal dangereux en vue. Je ne sais plus qui, à ce moment, pointa du doigt le tee-shirt de la visiteuse. En surimpression colorée, elle avait dans le dos… une superbe tête de tigre .Retour ligne automatique
L’Au-delà a le sens de l’humour, ce n’est pas fait pour me déplaire…Retour ligne automatique
Tout au long de l’après-midi, les phénomènes allaient se succéder.Retour ligne automatique
Je prenais un grand nombre de photos au moyen d’un appareil numérique que j’allais « décharger » dans mon ordinateur portable que j’avais posé sur la table de la cuisine.

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pipe

À un moment, Jean-Claude me proposa d’aller dans la maison pour chercher un document.Retour ligne automatique
En entrant dans la cuisine, il vit l’ordinateur portable dont je venais justement de lui parler. Nous passâmes dans la pièce adjacente et revînmes moins de dix secondes après. Une bille (voir photo) était posée sur le clavier de l’ordinateur.Retour ligne automatique
Qui l’avait posée ? Nous sortîmes sur le pas de la porte. Tous les autres convives étaient restés à l’extérieur, discutant à l’ombre. Personne n’avait bougé… Je tournais la tête pour voir la fameuse bille… elle avait disparu. Personne n’avait pu la subtiliser.Retour ligne automatique
Étrange manège tout de même de la part d’esprits facétieux ! Le téléphone de Bernard Bidault sonna à nouveau : une voix paranormale annonçait que la bille serait retrouvée dans une poche de sa veste restée à l’hôtel à vingt kilomètres de là.Retour ligne automatique
Effectivement, le soir même, de retour à l’hôtel, nous retrouvâmes la bille – ou une semblable – dans une poche de la veste que Bernard Bidault avait rangée dans une armoire.Retour ligne automatique
Vers 16 heures, les phénomènes succédaient aux phénomènes et la tension nerveuse était à son comble. Notre physicien y perdait son latin. Bernard Bidault était comme vidé. Il décida de faire une petite sieste et alla s’allonger dans le salon des Pantel.Retour ligne automatique
Un calme précaire revint, qui fut brisé une demi-heure plus tard par les bougonnements de Bernard Bidault : « Mes lunettes, « ils » ont piqué mes lunettes ! Alors là, ça ne me fait pas rire du tout ! Sans lunettes, je ne peux rien voir… ma pipe, une pipe de valeur, en cuir, je veux bien, mais mes lunettes, non ! »Retour ligne automatique
Il était au comble de l’excitation, prêt à faire ses bagages et à rentrer illico à Pessac !Retour ligne automatique
Son épouse calma le jeu et proposa d’aller à la recherche des lunettes. Peut-être étaient-elles tout simplement égarées, mal posées ? « Impossible, répondit Bernard : en m’allongeant, je les ai enlevées et posées près du canapé. » C’étaitla logique même, tous les porteurs de lunettes font de même.Retour ligne automatique
La pièce fut scrutée, mais les lunettes étaient toujours invisibles. Soudain, madame Bidault observa le chat des Pantel qui regardait quelque chose d’invisible dans la pièce, les regards suivirent ceux du chat et, au milieu de la pièce, apparurent les fameuses lunettes, comme sortant du néant, flottant dans l’air jusqu’au chambranle d’une porte sur lequel elles se posèrent !Retour ligne automatique
Ouf, Bernard Bidault était sauvé !Retour ligne automatique
Jean-Claude Pantel lui expliqua que tout cela avait un sens, que le fait de fumer était mauvais pour la santé de Bernard, que son obstination a continuer, son refus de voir les choses, se concrétisaient par tous ces événements…Retour ligne automatique
Ensuite, pendant plus d’une heure, ce fut un véritable carnaval d’appels téléphoniques paranormaux. Des voix, toujours des « clones » de gens bien vivants, s’adressaient à Pantel.

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À un moment, le téléphone sonna, Jean-Claude prit la communication et dit : « Ah, ça change, cette fois, je suis en communication avec un répondeur téléphonique… Vous êtes au 05 57… » Stupéfaction de Michel Carmassi qui, en écoutant Jean-Claude répéter le message avec le numéro de téléphone dit éberlué : « Mais, c’est mon message… il est en communication avec mon répondeur ! »Retour ligne automatique
Nous étions tous éberlués, Michel le premier. Son univers, fait de science et de certitudes, s’effondrait. Il avait quasiment tout filmé et enregistré avec un appareil ultra sensible. En visualisant la bande vidéo, il eut par la suite la surprise de constater que, lors des fameux appels téléphoniques paranormaux, d’étranges lueurs semblaient émaner des appareils.Retour ligne automatique
Le plus étrange résidait dans ces voix, parfaitement identifiables, qui pouvaient, nous en avons été témoin, être celles-là mêmes de personnes présentes.

Le couronnement de tous ces phénomènes – je n’y ai pas personnellement assisté – se produisit le lendemain soir. Michel Carmassi et Jean-Claude Pantel écoutaient un CD audio, debout dans le salon des Pantel. Michel, qui ne voulait rien perdre de ce qu’il écoutait (il s’agissait d’un CD enregistré par Jean-Claude avec des amis, anciens du « Big Bazar », dans lequel il explique en chanson le sens des messages qu’il reçoit) était debout, recueilli, regardant comme c’est souvent le cas en pareilles circonstances, le sol au bout de ses chaussures. En quelques secondes, il eut la surprise de voir se matérialiser une pierre qui, lorsqu’il la prit dans ses mains, était bouillante.Retour ligne automatique
Une nouvelle matérialisation : une énième preuve des étranges facultés de Jean-Claude Pantel, cet homme qui, de toute évidence, a quelque chose de plus que le commun des mortels.

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Une bille balladeuse…

Ne me demandez pas de conclure. Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j’ai plutôt tendance à garder les pieds sur terre, à faire jouer le doute. On me l’a assez reproché.Retour ligne automatique
Comme tous ceux qui m’accompagnaient, je suis reparti ébranlé et il m’a fallu plusieurs jours pour me remettre. C’était comme si une force inconnue avait pompé notre substance vitale.Retour ligne automatique
Ce que nous avions pu voir confirmait ce que des dizaines de témoins racontent depuis plus de trente ans. Et ce n’était rien par rapport à des phénomènes vus et constatés par d’autres. Nous aurons l’occasion d’y revenir.Retour ligne automatique
De toute évidence, l’affaire est énorme. Elle a des ramifications dans tous les domaines.Retour ligne automatique
Pantel embrase le paranormal. Des poltergeists à la transcommunication, en passant par le phénomène des voix directes, la dématérialisation et la perturbation de l’espace temps, rien ne lui est étranger.Retour ligne automatique
Concernant la transcommunication en particulier, puisque c’est l’objet de cette revue, il a, nous l’avons vu, des appels téléphoniques paranormaux, des messages et images sur ordinateur ou sur l’écran de son téléviseur et des voix qui se manifestent depuis l’Au-delà.Retour ligne automatique
L’ensemble de ces manifestations dépasse – et de loin – en netteté et en intensité tout ce que nous avons vu jusqu’à présent.Retour ligne automatique
À tel point que j’ai longuement hésité avant de lui consacrer un article. L’affaire est tellement énorme, les phénomènes tellement hallucinants, que je prends le risque que les lecteurs croient que j’ai pris un coup de chaleur sur mon crâne dégarni, que je suis soudain devenu illuminé ou que je mens pour vendre du papier. Bref, à terme, je cours le risque de ne pas être cru ! Et pourtant, ce que j’ai vu est vrai et les chances d’avoir affaire à un imposteur me paraissent dérisoires, ne serait-ce que parce que cela dure depuis plus de trente ans et que, il le dit lui-même, c’est un véritable calvaire pour cet homme qui a perdu toute chance de mener une existence « normale ».Retour ligne automatique
Le plus extraordinaire, le plus paranormal dans cette affaire, c’est surtout que personne ne soit venu l’étudier, que personne ne s’intéresse aux messages qu’il reçoit. Cette incurie est à proprement parler inadmissible de la part de soi-disant chercheurs car, il faut le signaler, les proches de Pantel ne manquent jamais une occasion de parler de ce cas hors du commun lors des colloques genre « Science Frontière » auquel ils assistent.Retour ligne automatique
Et, jusqu’à présent, ils ont parlé dans le désert.Retour ligne automatique
Le monde du paranormal, toutes variétés confondues, est un vaste système clos, un petit monde féodal où chacun reste sur ses terres, jaloux de ses prérogatives, suspicieux à l’égard du voisin.Retour ligne automatique
Dans ce monde-là, on ne communique pas. Nous en savons quelque chose en transcommunication !Retour ligne automatique
Le problème de Pantel, c’est qu’il est inclassable. Comme il ne tord pas les petites cuillères devant les caméras de la télévision, on l’ignore. Comme il ne fait pas des cassettes audios pour faire parler les morts, on l’ignore. Comme il ne fait pas école en divulguant aux quatre vents ses messages, on l’ignore. Comme il ne fréquente pas le cénacle de ceux qui se prennent pour des entités spirituelles ou de grands scientifiques, on l’ignore. Et comme ses phénomènes sont bien réels, ceux qui ravalent le paranormal au rang d’un simple phénomène sociologique l’ignorent, c’est logique.Retour ligne automatique
Et même si on entend parler de lui, on l’oublie illico. « Pantel, Pantel, ça me dit quelque chose, mais je ne me souviens plus… » m’a confié une relation, moins d’une semaine après le dernier « Science-Frontière » ou Paul Amoros l’avait apostrophé à son propos, avec force détails.Retour ligne automatique
C’est du pas normal dans le paranormal. En tout cas, c’est la preuve d’un dysfonctionnement évident, la preuve que la parapsychologie française moderne, toutes catégories confondues, est frappée du sceau de l’incompétence.

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Jean-Michel Grandsire

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