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Les Ovnis et la sécurité nationale

« En coulisses, de hauts responsables se penchent sur le
problème des OVNIs. Or, la politique du secret et l’aura
de ridicule imposés au phénomène ont amené une majorité de
citoyens à croire que les OVNIs ne sont que des élucubrations »

L’amiral Roscoe Hillenkoetter, premier directeur de la CIA sous Harry Truman, de 1947 à 1950

Les aviateurs américains les appelaient les « foo fighters ». Les pilotes allemands, eux, les surnommaient « kraut balls ». Il s’agissait de petites boules lumineuses qui suivaient, de manière apparemment intelligente, les avions participant aux combats au-dessus de l’Europe et du Pacifique. Les Alliés les pensaient nazis, tandis que les combattants de l’Axe les considéraient comme des armes américaines.
Le phénomène des « foo fighters » annonçait la prise en charge de la problématique OVNI par le Haut-Commandement américain, qui n’avait pas d’autre choix que d’investiguer la question. C’est ainsi qu’avant l’ère médiatique des « soucoupes volantes », arrêtée le 24 juin 1947, les OVNIs s’invitèrent dans les Etats-Majors américains.
Dans la nuit du mercredi 25 février 1942, les batteries antiaériennes de Los Angeles tirèrent plus de 1’400 cartouches en direction d’un objet non-identifié, se mouvant lentement au-dessus de la ville, sans réussir à l’abattre. Apparemment indestructible, l’engin parcourut 30 kilomètres en 30 minutes, de Santa Monica à Long Beach, avant de disparaître de la vue de nombreux témoins affolés.
Mal coordonnées, les autorités américaines – le secrétaire de la Navy Frank Knox, le général Max Clark ou encore le secrétaire de la Guerre, Henry Stimson – fournirent toutes des explications à l’emporte-pièce, qui trahirent le malaise face ce phénomène encore inexpliqué. La désinformation était déjà de mise, comme le suspectaient les colonnes du Long Beach Independant : « Il y a une mystérieuse réticence des autorités à s’exprimer sur cet incident et il semble que la censure soit à l’œuvre. Bien que cette affaire soit de première importance, les commentateurs n’y prêtent pas l’attention attendue ».
Le lendemain de l’affaire, baptisée la « Bataille de Los Angeles », le général George C. Marshall destinait un mémorandum récapitulatif de l’incident au Président Roosevelt.
Au même moment se préparait l’une des opérations les plus secrètes de l’histoire de l’humanité. En juin 1942, le scientifique Vannevar Bush – qui jouera, d’ailleurs, un rôle de premier plan dans l’étude des OVNIs – annonçait au Président Roosevelt la faisabilité de la bombe atomique. Ainsi fut mis sur pied le Manhattan Project, sous la direction de Robert Oppenheimer et la supervision du général Leslie R. Groves.
En 1943, l’équipe du Manhattan Project s’établit à Los Alamos, Nouveau-Mexique tandis que les installations nucléaires de Oak Ridge, Tennessee et Hanford, Washington étaient en voie de construction. Ces trois sites – actifs dans la fabrication de plutonium, le stockage de matières fissiles et la recherche et développement – constituaient des installations vitales pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Or, dès l’explosion de la première bombe atomique le 16 juillet 1945 à Alamogordo, Nouveau-Mexique, ces installations furent régulièrement survolées – « surveillées », devrait-on dire – par une armada d’OVNIs.
Aux yeux des militaires, l’affaire est grave. Dès 1946, plusieurs groupes d’étude secrets sont constitués afin de faire la lumière sur les apparitions d’OVNIs, et particulièrement sur celles qui se concentrent aux alentours des complexes nucléaires.
En juin 1947, une vague d’OVNIs s’abat sur l’Ouest des Etats-Unis : les médias s’emparent de l’affaire et révèlent à l’opinion publique l’existence du phénomène des « soucoupes volantes ». Devant l’ampleur du phénomène et les interrogations des citoyens, les hautes instances militaires réagissent en mettant sur pied – de manière officielle – un nouveau projet d’étude, appelé « Sign ». Pour les militaires, la réalité des OVNIs ne fait aucun doute : dans un mémorandum secret de septembre 1947, le général Twining estime que les phénomènes sont « une réalité et non des visions ou des inventions ».
Mi-1948, un groupe d’étude secret concurrent, dirigé par le Dr. Vannevar Bush, identifie l’un des schémas d’action des OVNIs : il existe une corrélation indiscutable entre le nucléaire et les apparitions d’engins non-identifiés. Un rapport top-secret de décembre 1948 intitulé « Analysis of Flying Objects Incidents in the US », produit par la direction des renseignements de l’Armée de l’Air et le bureau du renseignement de la Marine, révèle que « le schéma de distribution des observations est définissable ». Il ajoute également que « la fréquence des observations et le nombre de témoins par observation montrent un schéma défini ». Toutes les données renvoient au nucléaire et, notamment, aux essais atomiques.

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En affinant son étude, l’équipe du Dr. Bush réussit non seulement à identifier l’origine du phénomène OVNI (révélée dans mon ouvrage « OVNIs – Les Agents du Changement ») et à prédire des vagues d’OVNIs. Ainsi, la plus grande vague d’OVNIs de l’histoire, celle qui donna lieu à l’ « invasion de Washington » de juillet 1952, fut prédite et même annoncée à Edward Ruppelt, le responsable du projet officiel sur les OVNIs .
L’origine des OVNIs identifiée, le Haut-Commandement américain remania le projet « Sign », qui n’avait plus raison d’être. Au lieu de le supprimer, il fut décidé de le maintenir en vie et de lui assigner une nouvelle mission. Ainsi, le 11 février 1949, le « Project Sign » devint le « Project Grudge ». Il n’allait bien évidemment plus étudier le phénomène OVNI mais servir de projet-écran aux recherches secrètes et, surtout, de plate-forme de relation publique visant à expliquer, coûte que coûte, les observations d’OVNIs en termes conventionnels. En janvier 1953, la commission Robertson de la CIA entérinait définitivement cette politique. Ses recommandations prescrivaient de « réduire l’intérêt du public pour les soucoupes volantes (…) et de définir et de poursuivre une politique d’éducation à travers les mass media, la télévision, les films ou les articles populaires (…) ».
De 1949 à 1969, année de la clôture de l’enquête officielle sur les OVNIs, les projets « Grudge » et « Blue Book » ne furent que des parodies de commissions d’enquête destinées à entretenir le doute, et finalement, nier l’existence des OVNIs. Satisfait de sa campagne d’éducation du public, l’Armée de l’Air annonça la fin du projet officiel le 17 décembre 1969, par la voix de Robert Seamans Jr. La continuation du projet « ne peut pas être justifié sur la base de la sécurité nationale » argumenta-t-il.
En affirmant que les OVNIs n’existent pas et qu’ils ne constituent aucun danger pour la sécurité nationale, le gouvernement américain s’est rendu coupable d’un double mensonge, qu’il maintient encore aujourd’hui. Et ceci, malgré l’avalanche de preuves qui indiquent précisément le contraire.
L’élite initiée à la véritable origine des OVNIs aurait pu prendre la décision, dès 1952, de divulguer ces informations à l’opinion publique et à l’humanité entière. Or, elle ne l’a pas fait. Et ceci, parce que la situation est inavouable : dès l’explosion de la première bombe atomique en 1945, les OVNIs ont harcelé les installations du complexe militaro-industriel, avec une prédilection pour les sites nucléaires. Entre 1947 et 1952, on ne comptabilisa pas moins de 37 observations d’OVNIs au-dessus des périmètres du complexe de Oak Ridge et de la base de Clarksville, hauts lieux de la recherche nucléaire. Aussi, le centre d’essai de fusées de White Sands ainsi que les complexes de Kirtland et Sandia, Nouveau-Mexique furent le théâtre de remarquables observations d’OVNIs.
Un mémorandum secret du 2 décembre 1952 rédigé par H. Marshall Chadwell, assistant directeur de la recherche scientifique de la CIA au directeur de l’agence centrale de renseignement Walter Bedell Smith, rapportait que « les observations d’engins non-identifiés volant à haute altitude et se déplaçant à grande vitesse dans le voisinage des principales installations de défense américaines ne sont ni attribuables à des phénomènes naturels ni à des engins connus » . Quant au patron du FBI, John Edgar Hoover, il s’inquiétait de la protection des « installations vitales ».
La situation n’invite pas à la rigolade : on est loin des sarcasmes imbéciles sur les « soucoupes volantes » et des blagues sur les « petits hommes verts » que la propagande du Pentagone et de la CIA ont si bien orchestrée. Nous sommes en présence d’engins, aux performances ahurissantes, violant l’espace aérien et se permettant de survoler les sites les plus sensibles des Etats-Unis.
Les stratèges militaires ont vite mesurer l’abîme « technologique » qui sépare notre science à celle de la source qui produit les apparitions d’OVNIs. Ces engins non-identifiés sont capables d’apparitions ou de disparitions instantanées, de se scinder en plusieurs objets pour fusionner ensuite, d’anticiper toutes manœuvres agressives qui leur seraient destinées. A vrai dire, les OVNIs bénéficient d’un contrôle quasi total sur notre environnement. Si cette situation est inavouable, c’est parce qu’elle est ingérable.
La seule manière de diminuer drastiquement les apparitions d’OVNIs aurait été de renoncer au nucléaire, car celui-ci agit comme catalyseur à leurs manifestations. Mais une telle éventualité était manifestement inenvisageable. La bombe atomique conditionnait désormais la doctrine stratégique de l’Oncle Sam et l’Union soviétique, de son côté, avait procédé, avec succès, à l’explosion de sa première bombe atomique en 1949.
Afin d’éviter une énorme panique, c’est probablement avec rancœur que les initiés décidèrent de tromper et de maintenir le public dans l’ignorance, en instiguant le second projet officiel (en fait, de relation publique) sur les OVNIs, le projet « Grudge » (« Grudge », signifiant, en français « rancœur »).
Si les OVNIs se contentaient de survoler les sites nucléaires, la situation serait simplement « extrêmement préoccupante ». Or, ces engins non-identifiés interviennent directement sur ces complexes stratégiques, si l’on se réfère aux témoignages d’acteurs de premier plan confirmés, dans certains cas, par des documents officiels. Voici quelques-uns de ces incidents, qui ont passé entre les mailles resserrées du secret :
Vandenberg AFB – ogive nucléaire factice pulvérisée

Le 15 septembre 1964, le premier lieutenant Robert Jacobs, en charge de l’instrumentation photo-optique à Vandenberg AFB, filme le tir d’une fusée Atlas F et transmet le film pour développement. Le jour suivant, le major Florenz J. Mansmann le convoque dans son bureau. Le film est projeté : on peut voir la fusée Atlas F, équipée d’une ogive nucléaire factice, décoller et poursuivre normalement sa course. Un objet apparaît alors dans le ciel et tire un rayon lumineux sur l’ogive à quatre reprises.

Actuellement, Jacobs est professeur associé à la Bradley University de Chicago. « A l’époque, j’envisageais une carrière à la NASA, j’ai donc observé le silence (…). Pendant 18 ans, je n’en ai parlé à quiconque. Ni à mes meilleurs amis, ni à ma femme ». En 1982, au terme de sa carrière militaire, il rompt son serment.

Contacté par des enquêteurs, le major Mansmann, retraité, corrobore le récit de Jacobs :
« l’histoire racontée par Robert Jacobs est authentique (…). Après coup, je regrette de ne pas avoir pu visionner le film plus que trois fois. Deux agents du gouvernement ont confisqué la pellicule et l’ont emportée dans un attaché case (…). Je reçus l’ordre de mon chef de considérer cet incident comme « top secret » » .

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Malmstrom AFB – missiles intercontinentaux mis hors service

La base aérienne de Malmstrom, située dans le Montana, abrite des missiles intercontinentaux du Strategic Air Command, l’une des principales composantes des forces de dissuasion nucléaires américaines.

Le 16 mars 1967, le premier lieutenant Robert Salas est de garde dans l’abri souterrain « Oscar » du 341ème Strategic Missile Wing quand plusieurs gardes observent – de l’extérieur – d’étranges lumières zigzaguant dans le ciel.

Soudain, les voyants lumineux du tableau de bord clignotent : un problème technique est signalé sur l’un des silos de missiles. En quelques secondes, huit missiles intercontinentaux sont déclarés hors service. Tandis que Salas informe immédiatement le poste de commandement, un commando est légèrement blessé en s’approchant de l’OVNI rougeoyant en forme de soucoupe.

Pour Robert Salas, l’affaire est entendue : « J’ai toujours eu l’impression que cet objet nous avait envoyé une sorte de message au sujet de nos armes nucléaires. C’était une démonstration de force, sans nul doute pour nous montrer que nous sommes observés de près. Le public a le droit de savoir. Il est temps de dire qu’une partie de nos missiles intercontinentaux ont été rendus hors service pendant que des OVNIs étaient observés dans les parages par des témoins on ne peut plus crédibles. L’Air Force continue de démentir que ce phénomène a été à l’origine de la panne survenue sur nos missiles. Or c’est faux. Et le public mérite tout simplement de connaître la vérité » .

Moins d’une décennie après l’incident, Malmstrom AFB est touchée par de nouvelles apparitions d’OVNIs dans le cadre d’une vague de grande ampleur qui touchera plusieurs bases entre le 27 octobre et le 11 novembre 1975. Selon les documents du département de la défense, cinq bases du NORAD (North American Aerospace Defense Command) sont survolées par des OVNIs, dont Loring et Wurtsmith AFB.

Le dimanche 7 novembre, « un disque brillant aussi grand qu’un terrain de football », observé par de nombreux témoins, aurait modifié les paramètres de guidage d’un escadron de missiles ICBM Minuteman en survolant à nouveau les silos de Malmstrom AFB . En d’autres termes, l’ordinateur contrôlant les ogives nucléaires aurait vu ses paramètres modifiés par le survol de l’OVNI. Les radars du NORAD confirment sa présence tandis que deux intercepteurs F-106 sont envoyés à la poursuite de l’OVNI qui les distancie rapidement.
Woodbridge – interventions contre des armes nucléaires
En Europe, des OVNIs sont intervenus contre les bases de Bentwaters et de Woodbridge, situées dans le Suffolk, Royaume-Uni, entre le 27 et le 30 décembre 1980. Il s’agit du fameux cas de « Rendlesham Forest », impliquant des dizaines de témoins, tant civils que militaires. Dans un rapport officiel, rédigé par le commandant adjoint de la base, le lieutenant-colonel Charles Halt, il est écrit qu’un des objets « tirait des rayons en direction du sol ». Récemment, Nick Pope, anciennement en charge du bureau d’enquête officiel de Sa Majesté sur les OVNIs, fut informé que ces rayons visaient précisément les entrepôts d’armes nucléaires de Woodbridge. Cette intervention est confirmée par l’enquêteur Peter Robbins qui note que « les objets ont tiré des rayons lumineux sur les bunkers stockant des ogives nucléaires » . Quant à Georgina Bruni, auteur de You Can’t Tell the People, elle conclue que l’interventionnisme OVNI « a probablement été provoqué par l’entreposage nucléaire » . Finalement, notons qu’un document officiel révèle que l’affaire fut jugée suffisamment inquiétante pour que le commandant en chef de l’USAF en Europe, le général Charles A. Gabriel, se rende promptement à Woodbridge afin d’évaluer et « gérer » l’incident.

Comme l’affaire commençait à faire des vagues dans la presse nationale, le ministère de la Défense britannique prit l’initiative de publier une « Defensive Press Line » donnant les instructions aux autorités de Woodbridge dans la manière de gérer la relation aux médias : il s’agissait d’argumenter que cet incident n’avait aucun « intérêt pour la sécurité nationale ».
Si plusieurs engins non-identifiés violant l’espace aérien de bases de l’OTAN et intervenant contre son arsenal nucléaire ne relève pas de la sécurité nationale, alors qu’est-ce qui est assez grave pour mériter ce statut ?
Récapitulons brièvement : nous avons, d’un côté, des documents anciennement classifiés qui prouvent – sans ambiguïté – que des OVNIs ont régulièrement violé l’espace aérien de sites ultra-sensibles, principalement liés à l’armement nucléaire. Nous avons également des individus, à haute crédibilité, qui corroborent cette situation en ajoutant que ces OVNIs sont intervenus contre ces installations, désamorçant des ogives et mettant hors services des missiles. Et de l’autre, nous avons l’Armée de l’Air américaine qui justifiait la clôture du projet officiel de recherche sur les OVNIs en 1969, en arguant de l’ « absence d’intérêt pour la sécurité nationale ». On mesure ici la duperie et la densité mensongère des gouvernants, convaincus que l’opinion publique n’a pas le droit de savoir.
Pas le droit de savoir que les OVNIs existent. Pas le droit de savoir que les gouvernements sont impuissants à juguler ses interventions contre des infrastructures nucléaires. La situation est inavouable : c’est pourquoi ce sujet est classifié au-dessus de « top-secret », comme l’ont constaté, à leurs dépens, plusieurs acteurs très haut placés qui ont essayé, en vain, d’en savoir plus.
Un mémorandum top-secret, divulgué en vertu de la loi sur la liberté d’information (Freedom Of Information Act) rédigé par Wilbert Smith, responsable de la division technique des télécommunications du Ministère des Transports du Canada, est particulièrement révélateur. Dans ce document daté du 21 novembre 1950, l’ingénieur nous apprend que :

1. L’affaire est le sujet le plus hautement classifié au sein du gouvernement des Etats-Unis, à un niveau plus élevé que la bombe H ;

2. Les soucoupes volantes existent ;

3. Leur modus operandi est inconnu mais un effort très intensif est fait actuellement là-dessus par un petit groupe dirigé par le Dr. Vannevar Bush ;

4. L’affaire entière est considérée par les autorités des Etats-Unis comme étant d’une immense importance » .

Un deuxième document riche d’enseignement provient du Sénateur d’Arizona Barry Goldwater, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, colonel de réserve de l’USAF et président du Senate’s Select Committee on Intelligence. Dans une lettre datée du 28 mars 1975, il rapportait à un chercheur californien qu’il s’était vu refuser l’accès au dossier OVNI par son ami et commandant de la base de Wright Patterson, le général Curtis LeMay :

« Le sujet des OVNIs est celui qui m’a intéressé le plus depuis bien longtemps. Il y a environ dix ou douze ans, j’ai fait une tentative pour découvrir ce qu’il pouvait bien y avoir là-dessus dans les installations de la base aérienne de Wright Patterson, où toutes les informations rassemblées par l’US Air Force ont été stockées. On m’a naturellement refusé l’accès à ces informations. Le sujet est encore classifié au-dessus du niveau top-secret » .

Dans deux lettres du 11 avril 1979 et 19 octobre 1981 adressées au chercheur Lee Graham, Goldwater confirme que « cette affaire a atteint un tel niveau de classification (…), qu’il est impossible d’obtenir des informations à son sujet » .

Ces éléments suffisent, à eux seuls, à faire voler en éclat tous les mensonges des spin doctors du Pentagone. Ils suggèrent également que le dossier OVNI est géré par une super élite bloquant l’information à ceux qui « n’ont pas besoin de savoir », des acteurs gouvernementaux tel que Barry Goldwater – pourtant président du tout-puissant Senate’s Select Committee on Intelligence – ou le Président des Etats-Unis – pourtant commandant suprême des forces armées –, comme je l’ai montré dans mon ouvrage.

Au fait, que suggère la classification « top-secret » ? En vertu de l’ordre exécutif 12958, il existe trois niveaux de classification : « confidentiel », « secret » et « top-secret », qui sont fonctions du degré de dommages causés à la sécurité nationale en cas de divulgation. A savoir que la révélation non autorisée d’information « confidentielle » provoquerait potentiellement des dommages, tandis que la divulgation d’informations « secrètes » susciterait de « graves dommages » et celle d’informations « top-secret » des « dommages exceptionnellement graves » .

Nous savons désormais que le sujet des OVNIs est classé au-dessus de « top-secret ». Il a également été prouvé que la CIA et la NSA s’opposent à la divulgation de quantité d’informations sur les OVNIs. Qu’en déduire ? Que la divulgation du dossier OVNI n’aurait pas des « répercussions exceptionnellement graves » sur la sécurité nationale, mais infligerait des dommages d’une gravité inouïe à la sécurité nationale, susceptibles d’entraîner dans sa chute les plus grandes institutions politiques, militaires et sociales des Etats-Unis et, peut-être, du monde entier.
Voilà pourquoi la vérité sur le dossier OVNI, son origine et ses motivations, telles qu’exposées dans mon ouvrage, sont restées classifiées et le resteront. Pour combien de temps ? Certains perçoivent une « levée progressive du secret », annonciatrice d’un grand déballage. Permettez-moi d’en douter…

Pour contacter l’auteur

 

Notes

[1Auteur de deux ouvrages parus aux éditions JMG, Fabrice Bonvin nous apporte ses lumières sur les curieuses relations entre la très sérieuse défense nationale et le très mystérieux phénomène Ovni…

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Fabrice Bonvin

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